Découvrez la plus belle route du monde : en images, en vidéo, en récit !

Route de montagne au lever du soleil avec voiture vintage

Un itinéraire peut être fermé plusieurs mois d’affilée sans prévenir, même lorsqu’il figure dans les guides officiels. Certaines routes, pourtant réputées impraticables, voient passer chaque année des milliers de conducteurs venus de tous les continents. À l’inverse, des axes parfaitement entretenus restent déserts, faute de réputation ou d’informations fiables. Les calendriers de circulation varient d’un pays à l’autre, selon des critères aussi imprévisibles que la météo ou les manifestations locales. La préparation devient alors un facteur aussi décisif que l’itinéraire lui-même.

Pourquoi tant de voyageurs rêvent-ils de parcourir les plus belles routes du monde ?

Derrière chaque road trip mémorable, il y a d’abord une promesse : traverser, de front, les paysages les plus puissants de la planète. La plus belle route du monde ne se réduit jamais à une série de lacets sur une carte ; elle s’impose comme un récit vivant, sculpté par l’histoire d’un territoire, ses habitants, ses reliefs, ses humeurs. Sur la mythique Route 66, c’est tout un pan de l’Amérique qui défile, entre motels vieillots et stations-service qui semblent survivre à l’oubli. Sur la Promenade des Glaciers au Canada, 230 kilomètres s’étirent entre Jasper et Lake Louise, mettant en scène les Alpes canadiennes sous toutes leurs facettes : glaciers, forêts profondes, lacs turquoise à perte de vue.

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L’amateur éclairé ne cherche pas seulement une route, il veut une expérience, parfois proche de la limite. Les itinéraires de montagne, du col Sani à presque 2 900 mètres jusqu’aux virages serrés de la Tianmen Road en Chine (99 virages, 1 500 mètres d’ascension), font office de terrain de jeu autant que de leçon d’humilité. Les clichés pris au drone ou derrière un pare-brise deviennent alors une collection précieuse, réservée à ceux qui savent en décoder toutes les subtilités : jeux de lumière, contraste des sols, frisson d’un tunnel taillé à même la roche, comme celui de Guoliang dans le Henan.

Voici quelques exemples de routes qui nourrissent ces récits d’exception :

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  • Routes côtières : la Route de l’Atlantique en Norvège, huit ponts qui font face aux tempêtes, ou la Route des Keys en Floride et ses 42 ouvrages défiant l’océan.
  • Routes de montagne : la Transfăgărăşan en Roumanie, la N9 marocaine via le Tizi-N-Tichka, ou l’immense Route Nationale 40 en Argentine.
  • Routes mythiques : la Route 1 en Islande, la Wild Atlantic Way irlandaise, la Côte Amalfitaine, et les Routes de la lavande en Provence.

Cette fascination s’alimente par les photos, les témoignages, les vidéos partagées. Chaque image, chaque récit, chaque carte vient renforcer l’attrait. La route, qu’elle soit étroite, sauvage ou vertigineuse, devient alors un terrain d’expérience à part entière, mêlant géographie, maîtrise et émotions brutes.

Tour du globe : ces itinéraires mythiques qui font battre le cœur des aventuriers

Aux quatre coins du monde, certaines routes panoramiques sont devenues de véritables légendes pour les passionnés de road trip. Prenez la Route de l’Atlantique en Norvège : 8,3 kilomètres à la merci de la mer du Nord, ponctués de huit ponts qui semblent défier les éléments. Un peu plus loin, la Denali Highway en Alaska déroule 217 kilomètres entre montagnes, étendues sauvages et sommets enneigés, ouvrant des panoramas uniques sur les monts Hayes, Hess et Deborah.

Impossible d’ignorer la Route 66, icône de l’Amérique, qui trace près de 4 000 kilomètres à travers huit états, reliant l’Illinois à la Californie. Au fil des miles, on croise motels rétro, déserts rouges, villes fantômes, tout un condensé de l’esprit de liberté américain. En Irlande, la Sky Road et la Wild Atlantic Way filent le long de plus de 2 500 kilomètres de côtes, de falaises et de landes battues par l’océan.

En changeant d’hémisphère, la Promenade des Glaciers relie Jasper à Lake Louise sur 230 kilomètres, traversant les parcs nationaux Banff et Jasper. Plus au sud, la Côte Amalfitaine enchaîne les courbes serrées entre Positano et Sorrente, surplombant la Méditerranée éclatante. L’Argentine, avec sa Route Nationale 40, offre plus de 5 000 kilomètres au pied des Andes, succession de paysages sans fin.

Ces itinéraires ne se contentent pas de tracer des chemins. Ils traversent des paysages spectaculaires, invitent à la contemplation et offrent à chaque virage une histoire nouvelle à écrire.

Préparer son road trip : conseils essentiels pour une aventure en toute sérénité

Adaptez votre parcours à la nature des routes panoramiques ou routes montagneuses choisies. Certaines, comme la Promenade des Glaciers au Canada, coupent à travers les parcs nationaux Banff et Jasper sur 230 kilomètres, entre cols alpins et forêts profondes. D’autres, plus escarpées, réclament une attention accrue. En Bolivie, la Route Nord des Yungas, surnommée route de la mort, ne pardonne aucune négligence.

Le véhicule pèse lourd dans la balance. Sur la Route des Keys en Floride, 140 kilomètres et 42 ponts suspendus, il vaut mieux miser sur une auto fiable, prête à avaler de longues distances au-dessus de l’océan. En Alaska, sur la Denali Highway, mieux vaut opter pour un véhicule à quatre roues motrices, capable de tenir le cap sur terre battue et de résister aux caprices du climat.

Anticipez les conditions météo et les variations d’altitude. En Norvège, la Route de l’Atlantique exige des vêtements adaptés aux averses soudaines et une organisation rigoureuse. Sur la Route Nationale 40 en Argentine, l’immensité et l’isolement imposent de prévoir de l’eau, du carburant et le nécessaire pour affronter l’éloignement.

Voici les points clés à vérifier avant de se lancer sur ces routes d’exception :

  • Contrôlez l’état des routes et les fermetures saisonnières (surtout pour la Transfăgărăşan en Roumanie, inaccessible en hiver).
  • Prévoyez toujours cartes, GPS et applications locales pour pallier l’absence de réseau mobile.
  • Tenez compte des réglementations spécifiques aux parcs nationaux et assurez-vous d’avoir les autorisations nécessaires.

La réussite d’un road trip tient souvent à une organisation souple, à la qualité des pauses et à l’attention portée aux détails pratiques. Les routes les plus grandioses se méritent, chaque arrêt, chaque virage, bâtit votre récit.

Côte escarpée avec cyclistes et vagues sur la côte

Quand partir et quelles routes éviter selon les saisons et les conditions locales

La Denali Highway en Alaska se révèle dans toute sa splendeur entre juin et septembre ; le reste du temps, la neige prend possession des lieux et ne laisse passer que quelques motoneiges téméraires. En Islande, la Route 1 exige de la vigilance à chaque saison : l’hiver, les tempêtes ferment régulièrement certains tronçons, tandis qu’en été, le soleil de minuit sublime les chutes d’eau et les champs de lave… mais attire aussi son lot de visiteurs.

Sur la Transfăgărăşan en Roumanie, la circulation ne reprend qu’aux beaux jours. D’octobre à juin, la route se ferme sous la neige et les rafales, rendant inaccessibles le lac Balea et le barrage de Vidraru. La Promenade des Glaciers au Canada, elle, dévoile ses plus beaux reflets en mai et septembre, lorsque les parcs nationaux Banff et Jasper s’apaisent et que la lumière rase les glaciers.

Pour la Route des Keys en Floride, la période idéale s’étire de décembre à avril, loin des ouragans et de la chaleur étouffante de l’été. Le col Sani, perché à près de 2 900 mètres, reste tributaire des bulletins météo : une pluie soudaine peut vite transformer les pistes en piège. Quant à la Route Nord des Yungas en Bolivie, elle reste risquée toute l’année, mais la saison des pluies, de novembre à mars, multiplie les dangers de glissements de terrain et d’éboulements.

Au fil des saisons, les routes changent de visage. Entre imprévus et émerveillement, chaque départ fixe la promesse d’un récit unique, à la mesure de ceux qui osent s’y engager.

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