Préparer un voyage en Corée du Sud commence par trois points à régler avant le vol : les papiers d’entrée, la saison et le budget quotidien. Dix jours suffisent pour enchaîner Séoul, Gyeongju et Busan sans courir, à condition de prévoir des déplacements simples entre les trois villes.
Formalités d’entrée : passeport, K-ETA et carte d’arrivée
Un Français séjourne en Corée du Sud sans visa pour du tourisme, avec un passeport en cours de validité. Reste à vérifier la K-ETA, l’autorisation électronique de voyage : son exemption pour les Français a été prolongée à plusieurs reprises, puis son statut peut changer. Consultez la rubrique « Entrée et séjour » de la fiche Corée du Sud sur le site diplomatie.gouv.fr avant de réserver.
Les autorités demandent aussi aux voyageurs étrangers de remplir une carte d’arrivée électronique avant l’atterrissage. Elle se complète en ligne, gratuitement, depuis un téléphone. Sur la durée de validité du passeport, la validité minimale d’un passeport varie selon les pays : contrôlez la date d’expiration du vôtre bien avant le départ.

Quand partir : printemps et automne, les deux saisons à viser
Le printemps et l’automne sont les deux saisons les plus agréables pour un premier séjour : températures douces, ciel dégagé, paysages colorés. Le printemps apporte les cerisiers en fleurs, et il attire aussi le plus de visiteurs. L’automne offre des journées sèches et des feuillages rouges dans les parcs et autour des temples.
L’été est chaud et humide, avec une saison de mousson suivie de typhons, qui touchent le pays jusqu’en novembre selon les alertes du ministère des Affaires étrangères. Le principe ressemble aux saisons au Vietnam, où la mousson conditionne aussi le choix des mois. L’hiver est froid et sec, adapté à ceux qui ne craignent pas le gel.
Évitez les fêtes nationales du Nouvel An lunaire (Seollal) et de Chuseok : les Coréens voyagent en masse pendant ces jours, les trains sont pleins et de nombreux commerces ferment.
Budget par jour : hébergement, repas et transports
Le vol aller-retour depuis Paris est le premier poste de dépense, et son prix varie fortement selon la saison et l’avance de réservation. Sur place, le budget quotidien se compose de trois postes : la nuit d’hôtel, les repas et les transports. Les hébergements vont de la chambre d’hôtes simple au grand hôtel, et les repas de la cantine de quartier au restaurant de barbecue coréen.
Les repas sont économiques quand on mange dans les petits restaurants de quartier, qui servent des plats complets à prix modéré. Le niveau de vie des Sud-Coréens, détaillé dans cette analyse du niveau de vie en Corée du Sud, explique que les prix grimpent vite à Séoul dans les quartiers touristiques.
La monnaie est le won. Le paiement par carte bancaire est très répandu, y compris pour de petits achats, et il reste utile d’avoir un peu d’espèces pour les marchés.
Se déplacer : métro, train à grande vitesse et bus express
Une carte de transport rechargeable comme la T-money se vend dans les supérettes et les stations de métro. Elle sert dans le métro et les bus des grandes villes, et dans une partie des taxis. Une seule carte pour tout le séjour évite de chercher un ticket à chaque trajet.
Entre Séoul et Busan, le train à grande vitesse KTX relie les deux villes en quelques heures, bien plus vite que la route. Il se réserve à l’avance, surtout en période de fête. Le bus express est une alternative moins chère pour rejoindre Gyeongju ou les villes plus petites.
Avec des trains à prendre et des escaliers de métro à monter, un sac à dos format cabine rend les changements de ville nettement plus simples.

Itinéraire de 10 jours entre Séoul, Gyeongju et Busan
Consacrez 4 jours à Séoul : palais royaux, quartiers anciens et quartiers modernes, avec en option une visite de la zone démilitarisée depuis la ville. Le rythme de la capitale justifie ces quatre jours, sans aller à l’économie.
Passez ensuite 2 jours à Gyeongju, l’ancienne capitale de royaume dont les sites sont classés : tumulus, temples et palais se découvrent à pied ou à vélo. Les 3 jours suivants vont à Busan : plages, marché aux poissons et temple en bord de mer. Le dernier jour sert au retour vers l’aéroport.
Avec deux semaines, l’île de Jeju s’ajoute naturellement à ce circuit : volcan, côtes et randonnées, accessibles par un vol intérieur court depuis Séoul ou Busan.
Décalage horaire, électricité et connexion sur place
La Corée du Sud est en avance sur la France de plusieurs heures, et l’écart change au passage à l’heure d’été ou d’hiver en Europe, car le pays ne change pas d’heure. Les prises électriques diffèrent parfois de celles de la France : un adaptateur universel règle la question.
Pour la connexion, une SIM ou eSIM locale coûte peu et évite les frais d’itinérance. Côté cartes, les applications de cartographie coréennes sont plus fiables que l’outil habituel pour les itinéraires à pied et en transport.
Le voyage se prépare en quelques démarches en ligne et se réserve de préférence plusieurs semaines avant le départ, notamment pour le train et les nuits à Séoul pendant les fêtes nationales.

